Apprenez la numération à votre enfant : de 20 à 99

Monessori numération
20, 30, 40 en concret

Dans un article précédent, nous avons vu comment apprendre à compter à votre enfant de 1 à 9 d’abord puis de 10 à 19. Dans cet article, vous pourrez apprendre à votre enfant la numération de 20 à 99.

Comme je vous l’ai déjà expliqué, on va toujours commencer par apprendre à l’enfant les notions d’une manière concrète, ensuite nous lui enseignerons les symboles qui représentent le côté abstrait puis nous lui ferons associer le concret et l’abstrait.

Pour la partie concrète, nous disposons d’une boîte de dizaines sous forme de barrettes de perles dorées.

Les dizaines.

Avec une leçon en trois temps, nous enseignons : « 20, 30, 40 ».

On prend 2 dizaines ensemble et on dit : « c’est 20, 2 dizaines c’est 20 »

On prend ensuite 3 dizaines ensemble et on dit : « c’est 30, 3 dizaines c’est 30 »

On prend 4 dizaines ensemble et on dit : « c’est 40, 4 dizaines c’est 40 ».

Pour le deuxième temps, de cette leçon, on met devant l’enfant (sur un petit tapis) les deux dizaines de 20, les trois dizaines de 30 et les quatre dizaines de 40 et on lui demande : «montre-moi 20 », puis : « montre-moi 30 », puis : « montre-moi 40 ».

Si l’enfant montre correctement, on déplace ces groupes de dizaines et on repose les mêmes questions.

Dans le courant de ce deuxième temps, on peut mettre toutes les dizaines en face de l’enfant et on lui demande : « maintenant avec ces dizaines, fais-moi 20 », « puis fais-moi 30 », et enfin « fais-moi 40 ». Si l’enfant répond correctement et reste bien concentré, on peut passer au troisième temps de la leçon.

3ème temps : qu’est-ce que c’est ?

On prend quatre dizaines ensemble, on les pose devant l’enfant et on lui demande : «qu’est-ce que c’est ? ». Ensuite on les reprend, on prend deux dizaines ensemble et on repose la question : « qu’est-ce que c’est ? » et enfin, on reprend ces deux dizaines, on en prend trois ensemble que l’on pose devant l’enfant et on lui repose la même question.

En conclusion, on lui dit en mettant les dizaines en face de lui sur le tapis, « aujourd’hui, nous avons appris «deux dizaines, c’est 20 », « trois dizaines, c’est 30 » et « quatre dizaines, c’est 40 ».

La deuxième table de Seguin.

Pour la suite de cet enseignement, nous avons deux possibilités qui seront à choisir en fonction de l’enfant et de ses réactions.

1)   Soit on continue à lui enseigner les nombres 50, 60, … jusqu’à 90 de la même façon,

2)   Soit on lui enseigne les symboles correspondant aux quantités qu’il connaît déjà (même s’il ne sait pas tous les nombres jusqu’à 99).

Vous remarquerez que les nombres «70» et «90» sont souvent longs à retenir pour l’enfant. Afin de ne pas le mettre en échec, on peut donc passer aux symboles correspondant aux nombres 20, 30, 40, 50, 60 qui sont plus faciles à apprendre et faire tranquillement la partie concrète correspondant à 70, 80 et 90.

Pour l’enseignement des symboles correspondant aux quantités 20, 30 et 40, nous disposons dans les classes Montessori de ce que nous appelons la deuxième table de Seguin (voir photo ci-dessus).

Nous plaçons ce matériel devant l’enfant et les plaquettes de chiffres de 1 à 9 également devant l’enfant. On lui montre la première case où se trouve 10 et on lui demande s’il se souvient ce qu’est ce nombre.

Apprendre les symboles de 20 à 99

On montre le symbole du 20 et on lui dit : « ça c’est 20 », ensuite on lui montre le symbole du 30 et on lui dit : « ça c’est 30 », et enfin on lui montre le symbole du 40 et on lui dit : « ça c’est 40 ».

On passe ensuite au deuxième temps et on lui demande de nous montrer « 20 », puis « 30 » et enfin « 40 ». Et cela de nombreuses fois.

Ensuite on passe au troisième temps de la leçon. On montre le nombre «30» et on lui demande : «qu’est-ce que c’est ?». Puis on lui montre le nombre «40» et on lui redemande : «qu’est-ce que c’est ?», etc…

En conclusion, on lui dit : «aujourd’hui, nous avons appris «20», «30» et «40». Et ceci en lui montrant à chaque fois.

Dès que votre enfant connaît les quantités 20, 30 et 40 ainsi que les symboles correspondants, vous pouvez procéder à l’association du concret avec l’abstrait. Vous disposez devant votre enfant la table de Seguin ainsi que les barrettes de perles des dizaines et les plaquettes de chiffres et vous lui faites construire la petite pyramide avec les barrettes de perles de couleurs.

Association du concret et de l’abstrait.

Vous pouvez aussi décider, comme pour la notion concrète de ces nombres, d’enseigner les symboles jusqu’à 90 mais, selon mon expérience, les enfants peuvent se lasser et perdre ainsi l’enthousiasme d’apprendre leurs nombres car l’apprentissage de ces nombres est long.

Pour l’association concret avec abstrait, vous montrez à l’enfant comment procéder et ensuite il peut tout faire par lui-même puisqu’il connaît tout.

Vous déposez donc deux dizaines à côté du nombre 20 de la table de Seguin, vous faites la même chose avec trois dizaines que vous posez à côté du nombre 30 et vous invitez ensuite l’enfant à poursuivre l’exercice.

La table de Seguin et les chiffres.

Ensuite vous pouvez prendre, dans la pyramide des barrettes, la petite perle rouge correspondant au « 1 » que vous posez à côté des deux dizaines, en même temps, vous glisser le chiffre deux et vous dîtes en montrant «21». Puis vous prenez, par exemple, la barrette de «4» et vous la posez à côté des quatre dizaines. En même temps, vous prenez le chiffre «4» que vous glissez à côté des 40 et vous dîtes c’est «44» et vous pouvez continuer ainsi avec tous les nombres qu’il connaît.

Association concret – abstrait.

Vous procédez ainsi jusqu’à 99. Ne vous étonnez pas si votre enfant met du temps à mémoriser les nombres 71 jusqu’à 79 et 91 jusqu’à 99 car ce n’est facile pour aucun enfant.

Exercices d’application.

Ensuite, nous avons créé à l’école du matériel sur papier que nous pouvons joindre à ces leçons afin de bien approfondir les connaissances de l’enfant et de diversifier les exercices.

Il est toujours important de trouver des moyens différents pour enseigner un même concept afin que l’enfant ne se lasse pas. Ainsi nous répondons au fait que chaque enfant apprend de manières différentes selon qu’il est un visuel, un auditif, etc…

Sylvie d’Esclaibes


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